Culture

The Basement Revue : art et réconciliation

Au cours des prochains mois, Nouveaux débuts affichera sur son site des spectacles exclusifs Joseph Boyden, Leanne Simpson, ATCR et d’autres

La crème de la littérature et de la scène musicale canadienne s’est réunie un soir de décembre pour une édition spéciale de The Basement Revue, qui visait à sensibiliser le public à un problème qui tient à cœur à beaucoup d’entre nous.

Fruit de l’imagination et du travail du musicien Jason Collett et de la poétesse Damian Rogers, The Basement Revue fusionne les scènes musicale et littéraire canadiennes. Elle noue aussi des liens entre Autochtones et non-Autochtones, pour cheminer vers la justice et sensibiliser le public au problème des femmes autochtones disparues ou assassinées.

Les spectacles de The Basement Revue réunissent pour un soir des musiciens, danseurs, écrivains, et poètes canadiens. Les artistes qui monteront sur scène ne sont pas annoncés avant le spectacle. Le public ne s’attend qu’à une chose : être témoin de quelque chose d’unique, de puissant et de beau.

Le 18 décembre 2014, à L’opéra de Toronto, c’est exactement ce qui s’est passé. Beaucoup dans l’auditoire ignoraient que le spectacle était conçu pour attirer leur attention sur le problème des femmes autochtones disparues ou assassinées et pour collecter des fonds pour No More Silence. Ils ne savaient pas non plus que Joseph Boyden, A Tribe Called Red, Gord Downie, Jennifer Castle, Lee Maracle et d’autres monteraient sur scène ce soir-là.

Ce qu’ils ont pu voir, ce sont différents groupes tirant parti d’une rare occasion de communiquer, de partager, d’échanger et d’exprimer leur point de vue artistique et politique, autant d’éléments indispensables à l’établissement et au renforcement des relations entre communautés.

Au cours des prochains mois, Nouveaux débuts affichera sur son site du contenu exclusif de The Basement Revue, des vidéos des spectacles qui ne sont disponibles nulle part ailleurs. De cette façon, tout le monde pourra faire l’expérience inoubliable de ces soirées et voir comment l’expression artistique peut nous aider sur le chemin de la réconciliation au Canada.

Damian Rogers s’est tenue à côté de la scène toute la soirée, d’où elle a regardé tout le spectacle. Elle nous a dit plus tard qu’elle n’avait jamais rien vu de pareil.

« Tant d’artistes ce soir-là se sont mis à nus, se sont investis dans le moment présent, dit-elle. L’expérience live, c’est vraiment spécial, c’est éphémère, et pourtant on ne veut jamais que ça finisse. »

« On veut que ça fasse des échos, que les gens puissent partager ces moments, et que ça continue de grandir, » ajoute-t-elle.

Et c’est bien ce qu’on souhaite, nous aussi!

Plus d'histoires

Delilah Saunders explique pourquoi les familles doivent passer en premier
#FemmesAutochtones
Delilah Saunders explique pourquoi les familles doivent passer en premier
La compositrice-interprète Amanda Rheaume parle de sa dernière chanson
Red Dress : Une chanson pour les femmes autochtones disparues ou assassinées
La compositrice-interprète Amanda Rheaume parle de sa dernière chanson
Histoires de la campagne électorale de Melanie Mark

Mots clés

weremember indigenousveteransday http-spiritpanels-humanrights-ca

Participez à la discussion

Captcha?color=006091&locale=fr

S'il vous plaît entrer les caractères que vous voyez dans l'image ci-dessus.

Commentaires (0)