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#TBT : Mary Greyeyes-Reid était la première femme à se joindre aux Forces armées canadiennes

Il y a plusieurs décennies, Mary Greyeyes-Reid s’est fait une place là où aucune femme autochtone, et peu de femmes tout court, n’étaient allées auparavant.

Non seulement elle est entrée dans l’histoire, mais son expérience a aussi été un exemple de la façon dont le Canada traitait les peuples autochtones à l’époque.

En 1942, elle fut la première femme autochtone à se joindre aux Forces armées canadiennes. Elle venait de la Nation crie de Muskeg Lake, en Saskatchewan. Elle a rejoint le corps d’armée féminin à l’âge de 20 ans et a été enrôlée pendant la Seconde Guerre mondiale.

Elle a été l’objet de l’attention du public, et d’une certaine confusion, lorsqu’une photo d’elle est parue où elle semblait recevoir la bénédiction d’un chef des Premières nations alors qu’elle portait l’uniforme des Forces canadiennes. La photo est entreposée aux Archives nationales du Canada, et est intitulée « Mary Greyeyes being blessed by her native Chief prior to leaving for service in the CWAC. »

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L’image est aujourd’hui célèbre, censée apporter la preuve visuelle du fait que tous les habitants du Canada, y compris ses premiers peuples, se sont battus pour sa cause et la Couronne. Quand Greyes-Reed se trouvait à Londres, pendant la guerre, elle a d’ailleurs rencontré le roi George VI, la reine mère et la princesse Élizabeth (aujourd’hui reine Élizabeth II).

Cependant, l’histoire qui accompagne la photo semble contredire celle que raconte sa bru, Melanie Fahlman Reid. D’après cette dernière, la photo était mise en scène, l’uniforme avait été fourni par la GRC, et le chef était un figurant. Son nom était Harry Bull, et il était conseiller de réserve (pas celle de Mary, d’ailleurs) à l’époque; il n’est devenu chef que plus tard. Ils ne se connaissaient pas, et ils avaient été indemnisés pour leurs services : 20 $ pour Bull, et un bon déjeuner pour Mary.

« La tenue qu’il porte avait été fabriquée par les officiers de la GRC, dit Fahlman Reid. Ils sont allés chez les gens et ont pris une couverture par ci, une vieille coiffe par là. Ils ont trouvé un calumet. Ils ont utilisé du ruban adhésif et de la ficelle pour confectionner le tout. »

« Ils leur ont demandé de poser, a-t-elle ajouté. Cette image est censée représenter une princesse indienne recevant la bénédiction du chef de sa tribu. »

Tu trouveras la version de l’histoire racontée par Fahlman-Reid sur le site Thetyee.ca.

 

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