Relations et la violence domestique

Ne ferme pas les yeux

Personne ne mérite d’être une victime, écrit Lani Elliott

La violence envers les femmes ne fait pas de distinction : ses victimes appartiennent à toutes les classes sociales, toutes les cultures, toutes les orientations sexuelles, toutes les religions. À mesure que des femmes, toujours plus nombreuses, s’avancent pour témoigner de ce qu’elles ont vécu, nous reconnaissons en elles une partie de nous.

Mais ce qu’on ne dit pas assez, c’est que leurs agresseurs, eux aussi, proviennent de tous les milieux, et qu’un homme qui bât une femme, ça ne se voit pas comme le nez au milieu de la figure.

Un homme en Armani n’est pas moins susceptible de frapper sa femme qu’un homme en jeans usés et bottes de sécurité. Même le prêtre de la paroisse peut céder à des accès de rage. On ne sait jamais ce qui se passe derrière les portes closes. Il n’existe aucun moyen de reconnaître un agresseur à son apparence. Le plus souvent, les femmes qui deviennent leurs victimes sont prises totalement par surprise la première fois.

Alors, ces agresseurs, qui sont-ils?

La vérité, c’est que certains d’entre eux sont certainement nos amis, nos voisins, nos profs, nos oncles, nos pères, ou même peut-être nos fils. Trop souvent, quand un de nos proches commet un acte violent, que nous soyons hommes ou femmes, nous avons tendance à minimiser la gravité de leur geste, ou même à fermer les yeux complètement. Parce que nous les aimons, nous essayons de rationaliser leur comportement, et nous allons parfois jusqu’à blâmer la victime. Tout ça doit cesser.

Parce qu’il n’y a aucune excuse à la violence, point final.

Alors, les gars, quand vous voyez un de vos amis manquer de respect à leur partenaire, la dernière chose à faire, c’est d’en rire, et de déclarer qu’« entre gars, on se serre les coudes ». C’est quoi, ce code stupide? Comment un homme évolué peut-il penser ce genre de choses en 2016?

Et les filles, quand vous voyez votre frère mettre une claque à sa femme pendant un weekend en famille, la pire chose à faire est de ne rien dire.

Si nous voulons vraiment mettre fin à la violence envers les femmes, nous devons intervenir. Nous ne pouvons pas nous contenter de ne rien dire et ne rien faire.

Si la situation semble dangereuse, on peut ne pas intervenir sur le moment, mais on peut toujours décrocher le téléphone et appeler la police, même après les faits. Mettons-nous à la place de la victime : de quoi aurions-nous besoin si nous étions dans sa situation?

Nous devons absolument nous porter à la défense de ces femmes… avant qu’il ne soit trop tard.

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